Du corps comme rapport avec le Cosmos au corps marchandisé, retour avec Rachid Achachi sur une relation mal connue qu’il aborde brièvement dans sa dernière chronique que publie Mizane.info.

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Entre un corps animal en tant que pôle biologique, et un corps social, culturel ou médial, en tant qu’interrelation de trois dynamiques :-La transformation (anthropisation) de l’environnement par la technique. -L’humanisation de l’environnement par le symbole. -Et la rétroaction des deux dans l’hominisation du corps animal.Ainsi, la cosmisation du corps et la somatisation du monde, fondaient le corps humain dans toute sa plénitude cosmique, un corps éco-techno-symbolique qui constituait autant notre corps médial que notre milieu.Du corps cosmique, nous voilà réduit à un corps individuel évoluant dans un environnement hostile, un corps dont la fin, entendons par là la mort, serait la fin de tout. Un corps moderne qui dans sa phase décadente, a pris la forme terminale d’un “corps-marchandise”, puisqu’aujourd’hui il n’est pas rare d’entendre dire ici et là « mon corps m’appartient » et « j’en fais ce que je veux ».Un corps-marchandise donc un corps désirable et désiré, à une époque où le désir en tant qu’expression d’une pseudo-liberté est réduit à l’acte d’achat, unique et ultime rituel d’une société marchande, où l’argent comme nous l’apprend Karl Marx devra triompher de toute autre forme de propriété privée.Souvenons-nous de la phrase de Pierre Bergé qui en tant qu’avant-garde de la marchandise intégrale avait dans toute sa bigoterie capitaliste affirmé qu’il n’y avait aucune différence entre louer son ventre pour faire un enfant et louer ses bras pour travailler à l’usine.Rachid AchachiA lire également :

