Michèle Sibony de l’Union juive française pour la paix.
Dans un communiqué intitulé « La lutte contre l’islamophobie doit s’amplifier face à l’arbitraire administratif du gouvernement français » publié par Mizane.info, l’UJFP a exprimé ses inquiétudes sur la dérive des pratiques de contrôle contre les imams et les structures cultuelles musulmanes. « La nouvelle loi permet l’arbitraire, un danger pour la démocratie et la laïcité », écrit l’UJFP.
Dans un courrier daté du 13 juin dernier, Gérald Darmanin ordonne au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer les gérants de la mosquée de Gennevilliers pour « leur demander de se séparer sans délai » de l’imam Mehdi, l’accusant d’avoir tenu des propos qui portent atteinte à l’égalité femmes/hommes. Le ministre va même jusqu’à demander au préfet du département d’utiliser la loi contre le « séparatisme », adoptée le vendredi 23 juillet 2021, sans aucun contrôle d’un juge et donc sans garde-fou, pour faire fermer la mosquée « en cas de récidive ». Une telle décision administrative est une atteinte manifeste au principe de laïcité, avec un ministre qui s’arroge un droit d’ingérence dans les affaires du culte musulman.
Coordination nationale de l’UJFP

