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Iran : premières tensions entre les pays du Golfe et les États-Unis ?

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Selon une source publiée vendredi, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar envisageraient de réduire ou de se retirer de certains investissements futurs avec les États-Unis en réaction à la guerre contre l’Iran. Premières tensions avec Washington ou coup de com pour réduire les critiques ? Les opinions divergent.

Les dirigeants du Golfe évalueraient actuellement leur exposition financière et les risques liés à leurs investissements à long terme avant de s’engager davantage avec les États-Unis. Cette réflexion intervient alors que les économies de la région subissent les effets de l’instabilité provoquée par la guerre en Iran ainsi que les fluctuations des marchés mondiaux.

Réelles frictions ou guerre informationnelle ?

Les tensions budgétaires pourraient ainsi pousser certains États du Golfe à revoir leurs investissements avec Washington et leurs engagements futurs, afin de limiter les difficultés financières liées à la guerre israélo-américaine contre l’Iran. Selon le Financial Times, trois des quatre principales économies du Golfe – l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar – auraient discuté conjointement des pressions pesant sur leurs budgets et leurs économies.

« Plusieurs pays du Golfe ont entamé un examen interne afin de déterminer si des clauses de force majeure peuvent être invoquées dans les contrats en vigueur, tout en réexaminant leurs engagements d’investissement actuels et futurs dans le but d’atténuer une partie des répercussions économiques anticipées du conflit actuel », a déclaré une source.

Pour le professeur et politologue Michel Fayad, cette information relève « largement de la guerre informationnelle qui accompagne toute crise géopolitique majeure ». « Les armées du Golfe dépendent encore largement d’équipements américains, leurs doctrines militaires ont été construites avec l’appui du Pentagone, et la présence militaire américaine dans la région demeure un élément central de l’équilibre sécuritaire face à l’Iran. Il serait donc exagéré de parler d’une rupture », souligne le chercheur.

nné l’autorisation d’entraîner notre région dans une guerre contre l’Iran ? »

Toutefois, l’homme d’affaires émirati Khalaf al-Habtoor a exprimé la frustration de certains pays du Golfe face à la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël, dans un message adressé à Donald Trump sur les réseaux sociaux. « Une question directe : qui vous a donné l’autorisation d’entraîner notre région dans une guerre contre l’Iran ? Et sur quelle base avez-vous pris cette décision dangereuse ? », a-t-il écrit sur X, ajoutant : « Avez-vous calculé les dommages collatéraux avant d’appuyer sur la gâchette ? ».

Il a également affirmé que les pays arabes du Golfe avaient « contribué à hauteur de milliards de dollars au nom du soutien à la stabilité et au développement », avant de s’interroger : « Ces pays sont en droit de demander aujourd’hui : où est passé cet argent ? Finançons-nous des initiatives de paix ou une guerre qui nous expose au danger ? ».

Lire sur le sujet : Guerre contre l’Iran : l’arsenal défensif américain sous pression

Une dangereuse escalade « sans consulter ses alliés »

Le milliardaire émirati a par ailleurs critiqué le sénateur américain Lindsey Graham, qui avait appelé les États du Golfe à se joindre aux opérations militaires contre l’Iran aux côtés des États-Unis et d’Israël. Après une réunion à huis clos du Congrès, le sénateur avait exhorté les pays du Golfe à s’impliquer davantage militairement contre l’Iran, estimant que les attaques iraniennes contre les États du Golfe pourraient pousser les alliés arabes de Washington à jouer un rôle plus important dans la confrontation.

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