Le racisme a le vent en poupe en France. Toutes les digues ont sautées. Sur BFM TV, le ministre de l’économie Bruno Le Maire annonce lutter contre les fraudes sociales mais pas n’importe lesquelles. « Nos compatriotes en ont ras le bol (de voir) renvoyer (les prestations sociales) au Maghreb ». Les explications sur Mizane.info.
Pour la Macronie, en proie à une contestation sociale grandissante dans le pays, la solution trouvée à court terme a le mérite de la radicalité : faire porter aux Maghrébins la responsabilité de la fraude sociale. De quoi s’agit-il ? Invité sur BFM-TV pour commenter l’intervention présidentielle de Macron, le ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire n’a pas fait dans la dentelle.« Nos compatriotes en ont ras le bol de la fraude », a déclaré le ministre. Évoquant les prestations sociales, Le Maire a déclaré que « c’est le contribuable, c’est l’entrepreneur, c’est le salarié » qui les paient, et qu’« ils n’ont aucune envie de voir que des personnes peuvent en bénéficier, les renvoyer au Maghreb ou ailleurs, alors qu’ils n’y ont pas droit. »De fortes annonces « en mai »
Pour le ministre de l’économie et des finances, « le modèle social est fait pour protéger les plus modestes (…) certainement pas pour envoyer illégalement de l’argent à l’étranger ». Le phénomène de l’extrême droitisation de la politique française, confrontée à une montée en puissance du Rassemblement national, ne semble pas avoir ralenti sa marche.Dans son allocution, Emmanuel Macron lui même a promis « des annonces fortes dès le mois de mai » contre la délinquance et les fraudes sociales et fiscales.
Ces déclarations de Bruno le Maire ont été l’objet de vives critiques de la gauche. Olivier Faure (PS) fait remarquer « l’extrême droite remplit dangereusement le vide gouvernemental » et souligne que « mobiliser des préjugés racistes pour éviter de rappeler que la fraude sociale est essentiellement le fait des employeurs et la fraude fiscale est sans commune mesure ».Les députés LFI ne sont pas en reste. « Jean-Marie Le Pen est bien vivant. À vomir », a déclaré Thomas Portes, député de la Seine-Saint-Denis.

