Depuis lundi, des milliers de responsables politiques, experts et défenseurs de l’environnement se sont donnés rendez-vous à Lisbonne. Organisée par l’ONU, cette conférence rassemble environ 140 pays afin de discuter des solutions à apporter pour la préservation des océans.
Pendant 5 jours, les discussions porteront sur la prospérité des océans, largement menacée, et les « effets en cascade » qui découlent si aucune décision n’est prise. L’inquiétude grandissante oblige à prendre des mesures imminentes.Quels risques pour les océans à court terme ?
« Malheureusement, nous avons pris l’océan pour acquis. Nous sommes actuellement confrontés à ce que j’appellerais un état d’urgence des océans », a affirmé Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies. « Les mers, qui recouvrent plus des deux tiers de la surface de la planète, génèrent la moitié de l’oxygène que nous respirons et représentent une source vitale de protéines pour le quotidien de milliards de personnes. » explique le média Europe1. Les études montrent que la mer est devenue plus acide en raison de l’absorption de la pollution au CO2. En effet, d’années en années les émissions sont de plus en plus nombreuses et perturbent les chaînes alimentaires aquatiques, ce qui l’empêche d’absorber le gaz carbonique comme il se doit. De plus, les vagues de chaleur portées par le réchauffement climatique dévastent les récifs coralliens. « Nous n’avons encore qu’une petite idée de l’ampleur de la dévastation provoquée par le changement climatique sur la santé des océans », confie à l’AFP Charlotte de Fontaubert, principale experte de l’économie bleue à la Banque mondiale.Actuellement, pas moins d’un million d’oiseaux et 100 000 mammifères marins périssent chaque année. L’OCDE prévoit que la pollution plastique triple d’ici à 2060. Si aucune mesure n’est prise, on comptera un milliard de tonnes de plastique par an, de quoi faire des océans un « dépotoir » comme l’explique Antonio Guterres.

