A l’occasion de l’hommage que les éditions Albouraq, en partenariat avec Mizane Info et Mizane TV, ont consacré samedi 30 septembre, à la mémoire, la vie et l’œuvre de Maurice Gloton, mort le 28 janvier 2017 à l’âge de 90 ans, Slimane Rezki revient brièvement dans cet article que nous publions en exclusivité sur la rencontre de celui qui fut surnommé « l’homme du Coran » avec les cercles guénoniens français dès les années 1950, une période méconnue de l’histoire. Slimane Rezki est diplômé en Sciences religieuses de l’École Pratique des Hautes Études de Paris, auteur, traducteur, conférencier, spécialiste du soufisme et particulièrement de l’œuvre de René Guénon.

Une contribution décisive pour l’islam de France
C’est ainsi que pendant plus de quarante ans, Maurice Gloton va publier une suite d’ouvrages permettant de comprendre que la sagesse de l’islam est d’ordre universel et métaphysique. Mais plus encore, et en écho à l’œuvre de René Guénon, ses travaux tendront à démontrer que plusieurs lectures du Coran sont possibles comme l’indiquent de nombreux hadiths du Prophète, mais surtout que le Livre sacré de l’islam et l’exemple du Prophète sont source d’un enseignement initiatique toujours vivant. Ce qui sera la cause de nombreuses conversions d’occidentaux en quête d’une réalisation spirituelle. Ces écrits, ainsi que ceux de ses condisciples, seront les premiers à tracer une voie poursuivie par ses continuateurs actuels qui ont aussi pris conscience que le patrimoine spirituel et intellectuel de l’islam reste encore à explorer.
L’émergence de ce courant, à l‘origine de nombreuses traductions, a la particularité d’être l’expression d’auteurs musulmans et honnêtes ; je m’explique, les orientalistes des siècles précédents ont traduit certaines œuvres du patrimoine islamique à l’aune de leurs connaissances chrétiennes et donc en se basant sur une terminologie inadaptée, mais surtout à une époque où l’esprit dominant de l’intelligentsia d’alors était sous la coupe de pouvoirs impérialistes et colonialistes dont les intentions belliqueuses n’étaient pas cachées. L’œuvre de ces pionniers est appelée à être continuée par les forces vives des musulmans actuels conscients de l’enjeu et de la portée de ces travaux inédits.A lire sur le même sujet :
–« René Guénon, l’homme, le sens de la vérité », Slimane Rezki

