« Il ne peut y avoir de réconciliation sans vérité et sans justice »
Cet épisode génocidaire particulièrement tragique de Srebrenica n’était pourtant pas le premier. Trois ans avant, les nationalistes serbes de Bosnie — avec le soutien logistique, moral et financier de la Serbie et de l’Armée populaire yougoslave (JNA) – détruisaient 296 villages bosniaques autour de Srebrenica et au moins 3 166 Bosniaques y avaient été massacrés.
Le 11 juillet, date choisie pour la commémoration du massacre de Srebrenica, réunit chaque année des dizaines de milliers de personnes au mémorial de Potočari. Cette année, les restes de 71 victimes ont été inhumés et ont rejoint 6.439 autres morts, tandis que « 233 sont enterrés ailleurs, selon l’Institut bosnien pour les disparus » et qu’ « un millier sont encore non identifiés ou n’ont pas été retrouvés », selon l’AFP. « Il ne peut y avoir de réconciliation sans vérité et sans justice », a déclaré pour sa part mardi Bakir Izetbegovic, le chef politique des musulmans de Bosnie, qui a appelé les Serbes à « cesser de nier le génocide commis ici ».

